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Plus de 4 000 manifestants au rassemblement des soignants à Grenoble

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Mardi 16 juin, 4 000 soignants et manifestants se sont rassemblés sur le parvis Belledonne du CHU de Grenoble. Ils réclamaient notamment plus de moyens pour les hôpitaux publics et privés, une revalorisation des métiers et l’arrêt de la fermeture des lits et des établissements.

Le mouvement de soutien des hôpitaux publics et privés d’ampleur nationale a été un succès à Grenoble. Fort de ses 4 000 manifestants environ, le cortège a déambulé dans le calme et la bonne humeur. Derrière l’ambiance bon enfant, des infirmières et infirmiers à bout et usés par la crise du Covid-19 qui a mis la lumière sur la fragilité de l’hôpital français.

« Le Ségur de la santé ? Une belle fumisterie pour nous endormir » Romain Puglia, aide médical psychologique et membre de SUD Santé sociaux

Les manifestations dans toute la France se sont tenues alors que le Ségur de la santé a débuté depuis le 25 mai. Cette concertation a été lancée par le ministère pour trouver des solutions aux problèmes de l’hôpital et à la situation délicate du corps médical. Cependant, certains s’interrogent sur la pertinence d’une telle initiative de la part du gouvernement. C’est le cas de Romain Puglia, aide médical psychologique et membre de SUD Santé sociaux : « C’est une belle fumisterie pour nous endormir, critique-t-il. Ça ne sert strictement à rien, c’est une négociation sans enveloppe ».

Si le Ségur est décrié, les revendications subsistent. « Plus de lits, plus de rémunérations et plus de moyens humains et matériels, nous clame Perrine, infirmière puéricultrice et membre du CIH (Collectif inter-hôpitaux). Le tout pour une meilleure prise en charge des patients ! ».

Les manifestants ont rivalisé d’ingéniosité pour exprimer leur colère

L’après-coronavirus : un instant décisif pour l’hôpital

D’autres ont bon espoir que la sortie de la crise du coronavirus soit un moment idéal pour impulser des changements dans l’hôpital. Pour Mathieu, médecin urgentiste au CHU, « le coronavirus a permis de mettre en avant l’hôpital et de montrer les difficultés qu’il avait ».  Mais si la crise sanitaire passée peut éventuellement relancer et enfin donner gain de cause aux aide-soignant.e.s, la mobilisation pour plus de moyens et une meilleure reconnaissance n’est pas nouvelle. « Ça fait un an qu’on est rassemblé » nous rappelle Perrine.

Un premier rassemblement à l’appel de la CGT qui avait rassemblé 500 personnes avait eu lieu plus tôt dans la journée vers 10h devant l’ARS (Agence Régionale de Santé).

La manifestation de l’après-midi s’est terminée sans heurts.

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Rédac RKS

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