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Comment gérer ses émotions pendant le confinement ? Fabienne, psychologue, nous en dit plus

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La crise sanitaire et le confinement peuvent avoir des impacts sur notre santé morale. Fabienne Torregrosa, psychologue, nous parle de la manière avec laquelle nous pouvons canaliser nos émotions durant le confinement.

 

Rester enfermé chez soi n’est pas sans conséquences psychiques. « C’est une situation de changement, qui va faire appel à nos facultés d’adaptation » explique Fabienne. Selon elle, « Les phases ressemblent aux étapes du deuil. »

Aussi, « Cette période de confinement nous confronte à des émotions, comme l’anxiété, la peur, l’ennui…C’est une période d’incertitude stressante. » 

Pour aller plus loin, elle explique : « Le confinement ne fait qu’amplifier des comportements que nous avons déjà » 

Alors comment gérer ses émotions pendant le confinement ?

« Si vous avez l’habitude de nier vos émotions hors confinement, vous le faites aussi pendant le confinement. Une émotion veut vous dire quelque chose. C’est un message essentiel. Un message qui va venir toquer à votre porte. C’est un besoin qui attend des actions pour vous satisfaire.
En ce moment, vous pouvez traverser des périodes de peur, derrière cette peur, c’est un besoin de sécurité qui se cache. 

Il faut regarder cette peur. Il faut se poser. Il faut essayer, seule, ou en parlant avec un ami, avec votre conjoint de chercher ce qui nous fait vraiment peur. Il faut voir cette peur et agir sur elle. »

Comment créer de la pensée positive ?

« Chaque jour vous pouvez vous fixer un objectif qui va vous rendre fière de vous. Certains vont se dire « J’ai envie de parler encore plus que d’habitude, à travers des apéros skype ». D’autres personnes font de la relaxation, comme la méditation, le yoga. Chacun va trouver des choses qui va pouvoir lui faire du bien. Il faut faire des tests. »

Comment communiquer avec ses enfants ? 

« Plutôt que de leur dire des choses. Nous avons des projections sur les craintes qu’ils peuvent éventuellement avoir. L’idée est de les interroger, comment sentent-ils la famille ? Quelle est leur perception lorsqu’il s’agit du fait de retourner ou pas à l’école ? Il faut faire de cette situation un sujet qui n’est pas tabou. » 

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Rédac RKS

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